Ça se passe en ce moment à Pau. Un mandat d'arrêt international a été accepté par la France contre Aurore Martin pour avoir eu et
exprimé des opinions politiques, sous le nom d'un parti interdit en Espagne mais légal et autorisé dans le pays des droits de l'homme.
Aurore Martin a 31 ans, elle est française, et elle risque 12 ans de prison en Espagne, pour un militantisme politique légal dans son
pays.
Il s'agit d'une décision politique qui confirme le choix de la répression comme mode d'expression d'une nouvelle justice à la française voulu par ce gouvernement.
Le fait de livrer une de ses ressortissantes à la justice espagnole, pour des faits en relations avec un parti politique légal ici, interdit là-bas, serait une première juridique en France et
confirmerait les dérives fascisantes du pouvoir en place : débat tronqué sur l'identité nationale, chasse aux Roms, criminalisation de l'action syndicale et de la résistance sociale,
etc...
La Cour d'Appel de Pau avaient dénoncé en juin 2010 les dérives des juridictions d'exception espagnoles auxquelles serait livrée Aurore Martin : elles ont
cautionné des actes de tortures, motifs assez grave pour refuser la demande d'extradition.
La Cour de Cassation de Paris décidait le 15 décembre 2010 d'accepter le mandat d'arrêt européen, faisant franchir à la justice française un saut quantique
l'éloignant de la démocratie.
Le 7 janvier 2011, Aurore Martin a fait savoir qu’elle refusait de se plier à son extradition et entrait en clandestinité.
L'UDB soutient Aurore Martin dans sa lutte contre l'injustice et le droit à l'expression démocratique des idées politiques. L'UDB demande aux autorités
européennes de réviser la procédure du mandat d’arrêt européen afin de garantir les libertés individuelles et à ne pas permettre de tels détournements de cette procédure.
En terme de fait précis, les seuls fait reprochés à Aurore Martin sont d'avoir participé à des conférences de presse et des réunions
publiques.
A l'heure où la France de Sarkozy dit se battre pour la libération d'otages dans le monde ou pour la démocratie en Côte d'Ivoire, peut-elle s'allier avec un pays
voisin pour faire emprisonner une opposante politique ?
Pour l’Union démocratique bretonne,
La porte-parole, Mona Bras.
Illustration : Aurore Martin. Photo tirée du blog de soutien du même nom.
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Députée européenne d'Europe Écologie, Eva
Joly avait fait forte impression pendant la campagne pour les élections européennes. Ceux qui ont pu l'entendre à Nantes avaient été conquis par sa voix sans colère mais si déterminée,
au léger accent norvégien, qui portait à l'évidence une volonté indomptable.
Dans son édition datée des 24 et 25
mai, Le Monde signale que le nombre des dossiers de délinquance économique confiés par les procureurs aux juges d'instruction est passé de 467 en 2007 à 251 en 2008. Pour les
délits financiers les plus complexes, confiés au pôle parisien spécialisé; la chute est encore plus brutale : de 101 informations ouvertes en 2006, on est passé à 88 en 2007 et 21 en 2008.
Depuis le début de l'année six informations seulement ont été ouvertes par le Parquet de Paris.
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