Partager l'article ! La "région" imposée par Ouest-France à ses lecteurs de Loire-Atlantique: [Acticle d'actualité le plus lu entre le 12 et le 18 janvier 2010] ...
Il nous reste le parfum violent d'une patrie à construire.
Paol Keineg.
Photo : la mer vue de la plage de Kervillès à Saint-Nazaire.
* Aux cantonales de mars, l'UDB présentera des candidats au Croisic (avec le soutien des Verts)
: Philippe Romillat et Nathalie Fremy (et non Jeanne Mourge), à Montoir-de-Bretagne : Damien Perrotin et Yvonne
Barvec, à Ligné : Luc Dupont et Damaris Merlet, à Rezé-Bouguenais : Pierre Even et Chantal Barbault, ainsi qu'un suppléant
(Jean-Yves Le Goas) à la candidate des Verts sur Nantes 4 (Sarah Trichet-Allaire). En raison de la tonalité bretonne marquée de leur
candidature, elle soutiendra dans le canton de Nantes 8 la candidature des Verts Ronan Dantec et Dominique Trichet-Allaire. Dans le cadre
d'un accord départemental, elle soutiendra dès le premier tour les candidats Verts ou PS dans les autres cantons où leur candidat(e) bénéficient d'emblée d'un large accord à gauche, ainsi que le
candidat des Verts à Saint-Herblain-Ouest. Ailleurs, elle invitera à voter pour le candidat de gauche le plus favorable à la réunification de la Bretagne. Lorsqu'il y aura un second tour, elle
invitera à voter pour le candidat de gauche placé en tête à l'issue du premier. Pour n'être pas totalement nouveaux, ces choix traduisent en outre, cette fois, le souci de voir reconduite au
Conseil général la majorité de gauche réunie autour de Patrick MARESCHAL, qui s'est engagée dans plusieurs démarches favorables à la réunification.
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* Evoquant les réalités historiques et l'absence de consensus sur un autre découpage, Rachida DATI, ministre de la Justice, a confirmé le 9 novembre
à Rennes le maintien de la Loire-Atlantique dans le ressort de la Cour d'Appel de Rennes. Une belle victoire, ternie sur le plan du fonctionnement
judiciaire par de nombreuses suppressions de services de proximité. Les lecteurs d'OUEST-France attendent maintenant que leur quotidien favori tienne le même compte des réalités historiques et
des prédérences qu'elles inspirent à ses lecteurs, en cessant de leur imposer l'appartenance à une "région" qui ne fait l'objet d'aucun consensus. Signez la pétition ici.
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* La pétition à OUEST-France (POF) pour le respect de l'identité bretonne de la Loire-Atlantique a désormais son blog. C'est encore un
chantier, mais on y trouve déjà une première liste de signataires, le texte de la pétition, les liens pour la signer en ligne et quelques dizaines de commentaires des premiers
signataires. Pour accéder au blog; cliquez sur www.petition-ouestfrance.info. Le lien peut naturellement être copié dans les sites, blogs et pages perso.
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* La pétition lancée par des lecteurs d' OUEST-France à l'intention de François-Régis HUTIN, PDG
d'OUEST-France, pour le respect, par leur journal, de l'identité bretonne de ses lecteurs de Loire-Atlantique (et pour l'information de tous les
Bretons sur toute la Bretagne), lancée encore uniquement en ligne, en était à 300 signatures au soir de son troisième jour, ce qui est exceptionel pour ce genre de démarche. Son initiateur
note comme normal que 43,2 % des premiers signataires sont des lecteurs de Loire-Atlantique, les autres se répartissant comme suit : 9,8 % pour les Côtes d'Armor, 12,1 % pour le
Finistère, 12,5 % pour l'Ille-et-Vilaine, 14,0 % pour le Morbihan, et un peu plus de 8 % pour des adresses hors de Bretagne. Les lecteurs des autres départements bretons sont en effet privés, de
leur côté, d'informations sur la Loire-Atlantique. Pour accéder à la signature en ligne, cliquez sur le lien Internet suivant :
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=892 . Chacun peut évidemment recopier et diffuser ce lien. Pourquoi se priver d'un succès
encore plus grand ?

* Pendant une semaine à la fin novembre, des affiches UDB de 4m x 3 m en faveur de la réunification fleuriront dans deux séries de quartiers
de Nantes et à Saint-Nazaire. Cet affichage "commercial" inquiétera - c'est fait pour ! - ceux qui emploient les moyens publics, ou les moyens qu'ils tiennent de leurs lecteurs,
auditeurs ou télespectateurs, à débretonniser la Loire-Atlantique. Il réjouira profondément les jeunes, les femmes et les hommes de ce pays qui ont la rage au coeur de ne pouvoir répondre comme
il convient à cette agression quotidienne. Nous reviendrons bientôt, "en plus grand" aussi sur cette campagne qui marquera une nouvelle étape dans le combat pour la réunification.
L'affiche fera aussi la "Une" du Peuple breton de
novembre.
[Acticle d'actualité le plus lu entre le 12 et le 18 janvier 2010]
A l'automne 2007, Michel
François1 avait pris - sans référence politique - l'initiative d'une pétition de lecteurs d'Ouest-France pour demander le respect par le journal de ses lecteurs de toute la Bretagne, en cessant de censurer en
Loire-Atlantique les informations en provenance des autres départements bretons et, réciproquement, les informations en provenance de Loire-Atlantique pour ses lecteurs du reste de la
Bretagne. Vous pouvez prendre connaissance du texte de la pétition2, de la première liste de signataires et de la réponse de M. François-Régis HUTIN, datée du 28 novembre 2007.
Dans son style inimitable, le principal dirigeant du groupe Ouest-France lui affirmait ne pas être responsable du découpage administratif et respecter "bien évidemment" les lois de la
République. Comme personne n'a jamais pensé qu'il était responsable du découpage régional, et qu'aucune loi ne l'oblige à présenter toute l'information régionale dans ce cadre, il
aurait pu faire l'économie de ces propos et passer à l'essentiel au lieu de s'aventurer à prétendre comme il le fait (voir sa
réponse) : "En [pages] Loire-Atlantique, nous publions beaucoup de nouvelles venant de la Bretagne
administrative".
Depuis lors en effet, Jean-Paul, l'un des signataires de la pétition, épluche chaque année en décembre les pages régionales et départementales d'Ouest-France paraissant ce mois-là en
Loire-Atlantique. Le résultat de sa dernière étude (décembre 2009) sert de base à la carte ci-dessus, où la surface des départements est
proportionnelle au nombre d'informations en émanant (cliquez dessus pour obtenir la carte àriginale et les chiffres), et leur couleur à la "région" à
laquelle ils sont rattachés. Elle se passe de commentaire : le découpage de l'information régionale par Ouest-France pour ses lecteurs de
Loire-Atlantique - un des cinq départements bretons, comme le reconnaît M. Hutin dans sa réponse - accorde treize fois moins de place au reste de la Bretagne qu'au reste des "Pays de
la Loire". On a tout su en leur temps des élections municipales de Sillé-le-
Guillaume ou de Luçon, et pour ainsi dire rien de celles de Vannes ou de Brest. Alors que, je le
répète, rien n'oblige Ouest-France a traiter ainsi des lecteurs aussi Bretons que les
autres et auxquels le journal n'a jamais demandé leur avis (et pour cause : il le connaît !).
Ajoutons à cela qu'Ouest-France ne qualifie pratiquement de "breton", en Loire-Atlantique, que ce qui relève de l'engagement politique ou culturel. Les élus UDB peuvent être qualifiés
d'élus "bretons". Pourquoi pas les autres ? Un amateur de steel drum (photo) est-il moins breton qu'un joueur de bombarde, un Herblinois noir moins qu'un Herblinois blanc3 ? Mais dans une
logique de débretonnisation, il faut que la bretonnité soit extérieure, ancienne ou confinée. Les trois si possible. Nous sommes servis !
L'étude de Jean-Paul est consultable ici.
(1) : Aujourd'hui conseiller municipal UDB de Saint-Herblain. L'article est extrait de son blog d'élu..
(2) : La pétition sur Internet a progressé de manière accélérée jusqu'à 900 signatures, puis le nombre quotidien de signatures est brutalement passé d'une cinquantaine à quelques-unes
sur le site spécialisé, où son texte s'est soudain vu accompagné de publicités "automatiques" pour Ouest-France... Je l'ai arrêtée, pas forcément définitivement.
(3) : Nous avons tous plusieurs identités et le droit aussi bien d'en revendiquer certaines plus que d'autres que de les revendiquer successivement ou pas du tout. Personne en revanche n'a
le droit de nous en imposer une ou de nous priver d'une ou plusieurs d'entre elles, fût-ce en se parant de la qualité de "citoyen du monde". Le rejet des minorités ne donne aucun titre à cet
égard, bien au contraire.
Photo du bas (batterie de steel drums) : extraite du site de la circonscription
académique.
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