Partager l'article ! Direction interrégionale de la Mer : alors, la coopération Nantes-Rennes ?: Que M. Jean-Yves Le Drian, président du Conseil d'une "Bretagn ...
Il nous reste le parfum violent d'une patrie à construire.
Paol Keineg.
Photo : la mer vue de la plage de Kervillès à Saint-Nazaire.
* Aux cantonales de mars, l'UDB présentera des candidats au Croisic (avec le soutien des Verts)
: Philippe Romillat et Nathalie Fremy (et non Jeanne Mourge), à Montoir-de-Bretagne : Damien Perrotin et Yvonne
Barvec, à Ligné : Luc Dupont et Damaris Merlet, à Rezé-Bouguenais : Pierre Even et Chantal Barbault, ainsi qu'un suppléant
(Jean-Yves Le Goas) à la candidate des Verts sur Nantes 4 (Sarah Trichet-Allaire). En raison de la tonalité bretonne marquée de leur
candidature, elle soutiendra dans le canton de Nantes 8 la candidature des Verts Ronan Dantec et Dominique Trichet-Allaire. Dans le cadre
d'un accord départemental, elle soutiendra dès le premier tour les candidats Verts ou PS dans les autres cantons où leur candidat(e) bénéficient d'emblée d'un large accord à gauche, ainsi que le
candidat des Verts à Saint-Herblain-Ouest. Ailleurs, elle invitera à voter pour le candidat de gauche le plus favorable à la réunification de la Bretagne. Lorsqu'il y aura un second tour, elle
invitera à voter pour le candidat de gauche placé en tête à l'issue du premier. Pour n'être pas totalement nouveaux, ces choix traduisent en outre, cette fois, le souci de voir reconduite au
Conseil général la majorité de gauche réunie autour de Patrick MARESCHAL, qui s'est engagée dans plusieurs démarches favorables à la réunification.
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* Evoquant les réalités historiques et l'absence de consensus sur un autre découpage, Rachida DATI, ministre de la Justice, a confirmé le 9 novembre
à Rennes le maintien de la Loire-Atlantique dans le ressort de la Cour d'Appel de Rennes. Une belle victoire, ternie sur le plan du fonctionnement
judiciaire par de nombreuses suppressions de services de proximité. Les lecteurs d'OUEST-France attendent maintenant que leur quotidien favori tienne le même compte des réalités historiques et
des prédérences qu'elles inspirent à ses lecteurs, en cessant de leur imposer l'appartenance à une "région" qui ne fait l'objet d'aucun consensus. Signez la pétition ici.
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* La pétition à OUEST-France (POF) pour le respect de l'identité bretonne de la Loire-Atlantique a désormais son blog. C'est encore un
chantier, mais on y trouve déjà une première liste de signataires, le texte de la pétition, les liens pour la signer en ligne et quelques dizaines de commentaires des premiers
signataires. Pour accéder au blog; cliquez sur www.petition-ouestfrance.info. Le lien peut naturellement être copié dans les sites, blogs et pages perso.
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* La pétition lancée par des lecteurs d' OUEST-France à l'intention de François-Régis HUTIN, PDG
d'OUEST-France, pour le respect, par leur journal, de l'identité bretonne de ses lecteurs de Loire-Atlantique (et pour l'information de tous les
Bretons sur toute la Bretagne), lancée encore uniquement en ligne, en était à 300 signatures au soir de son troisième jour, ce qui est exceptionel pour ce genre de démarche. Son initiateur
note comme normal que 43,2 % des premiers signataires sont des lecteurs de Loire-Atlantique, les autres se répartissant comme suit : 9,8 % pour les Côtes d'Armor, 12,1 % pour le
Finistère, 12,5 % pour l'Ille-et-Vilaine, 14,0 % pour le Morbihan, et un peu plus de 8 % pour des adresses hors de Bretagne. Les lecteurs des autres départements bretons sont en effet privés, de
leur côté, d'informations sur la Loire-Atlantique. Pour accéder à la signature en ligne, cliquez sur le lien Internet suivant :
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=892 . Chacun peut évidemment recopier et diffuser ce lien. Pourquoi se priver d'un succès
encore plus grand ?

* Pendant une semaine à la fin novembre, des affiches UDB de 4m x 3 m en faveur de la réunification fleuriront dans deux séries de quartiers
de Nantes et à Saint-Nazaire. Cet affichage "commercial" inquiétera - c'est fait pour ! - ceux qui emploient les moyens publics, ou les moyens qu'ils tiennent de leurs lecteurs,
auditeurs ou télespectateurs, à débretonniser la Loire-Atlantique. Il réjouira profondément les jeunes, les femmes et les hommes de ce pays qui ont la rage au coeur de ne pouvoir répondre comme
il convient à cette agression quotidienne. Nous reviendrons bientôt, "en plus grand" aussi sur cette campagne qui marquera une nouvelle étape dans le combat pour la réunification.
L'affiche fera aussi la "Une" du Peuple breton de
novembre.
Que M. Jean-Yves Le Drian,
président du Conseil d'une "Bretagne" qui ne comporte pas encore Nantes, réagisse vivement à la préférence donnée à Nantes comme siège de la nouvelle direction interrégionale de
la Mer, cela peut se comprendre. Jusqu'ici, il existait une direction régionale à Rennes, pour nos quatre départements du nord, et une autre pour les "Pays de la Loire", en pratique pour la
Loire-Atlantique et la Vendée (un cheval et une alouette, soit dit sans une once de méchanceté : c'est comme ça).
Que M. Le Drian regrette que "La Bretagne" soit privée d'une direction qui lui revenait, cela ne colle pas en revanche avec les voeux votés pour la réunification ou les propos
tenus à Châteaubriant lors de l'inauguration, avec Patrick Mareschal, de l'exposition sur les châteaux frontaliers de Bretagne. Reconnaissants à tous ceux qui font quelque chose pour la
réunification, les Bretons de Loire-Atlantique sont tout aussi légitimement sensibles aux dérapages qui renforcent le camp des adversaires d'une Bretagne unie et forte.
Mais, au fond, l'incident souligne surtout les limites de la "coopération" vantée par MM. Ayrault et Delaveau.
Le découpage régional s'est traduit par un découpage grotesque de la compétence "mer" concernant la Bretagne. La simple "coopération" entre les chefs-lieux ne pouvait rien
faire pour soutenir fortement une solution bretonne concertée pour l'implantation de la nouvelle direction unique.
Alors que la Bretagne réunifiée aurait fait l'économie d'un problème et celle d'une solution arbitraire, le découpage a créé le problème et imposé un arbitrage centralisé. Mais
n'est-ce pas justement sa raison d'être ?
Et bien sûr personne n'a pensé à Paris que Brest, où siège déjà la Préfecture maritime de l'Atlantique, pourrait être une solution
intelligente...
Illustration : Jean-Yves Le Drian et Patrick Mareschal, en conversation avec un groupe de participants à la Festimanif, le 20
septembre 2008.
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