Partager l'article ! Élections européennes, élection cantonale de Redon et "parti breton".: Une liste du "parti breton" était présente le 7 juin aux électio ...
Il nous reste le parfum violent d'une patrie à construire.
Paol Keineg.
Photo : la mer vue de la plage de Kervillès à Saint-Nazaire.
* Aux cantonales de mars, l'UDB présentera des candidats au Croisic (avec le soutien des Verts)
: Philippe Romillat et Nathalie Fremy (et non Jeanne Mourge), à Montoir-de-Bretagne : Damien Perrotin et Yvonne
Barvec, à Ligné : Luc Dupont et Damaris Merlet, à Rezé-Bouguenais : Pierre Even et Chantal Barbault, ainsi qu'un suppléant
(Jean-Yves Le Goas) à la candidate des Verts sur Nantes 4 (Sarah Trichet-Allaire). En raison de la tonalité bretonne marquée de leur
candidature, elle soutiendra dans le canton de Nantes 8 la candidature des Verts Ronan Dantec et Dominique Trichet-Allaire. Dans le cadre
d'un accord départemental, elle soutiendra dès le premier tour les candidats Verts ou PS dans les autres cantons où leur candidat(e) bénéficient d'emblée d'un large accord à gauche, ainsi que le
candidat des Verts à Saint-Herblain-Ouest. Ailleurs, elle invitera à voter pour le candidat de gauche le plus favorable à la réunification de la Bretagne. Lorsqu'il y aura un second tour, elle
invitera à voter pour le candidat de gauche placé en tête à l'issue du premier. Pour n'être pas totalement nouveaux, ces choix traduisent en outre, cette fois, le souci de voir reconduite au
Conseil général la majorité de gauche réunie autour de Patrick MARESCHAL, qui s'est engagée dans plusieurs démarches favorables à la réunification.
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* Evoquant les réalités historiques et l'absence de consensus sur un autre découpage, Rachida DATI, ministre de la Justice, a confirmé le 9 novembre
à Rennes le maintien de la Loire-Atlantique dans le ressort de la Cour d'Appel de Rennes. Une belle victoire, ternie sur le plan du fonctionnement
judiciaire par de nombreuses suppressions de services de proximité. Les lecteurs d'OUEST-France attendent maintenant que leur quotidien favori tienne le même compte des réalités historiques et
des prédérences qu'elles inspirent à ses lecteurs, en cessant de leur imposer l'appartenance à une "région" qui ne fait l'objet d'aucun consensus. Signez la pétition ici.
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* La pétition à OUEST-France (POF) pour le respect de l'identité bretonne de la Loire-Atlantique a désormais son blog. C'est encore un
chantier, mais on y trouve déjà une première liste de signataires, le texte de la pétition, les liens pour la signer en ligne et quelques dizaines de commentaires des premiers
signataires. Pour accéder au blog; cliquez sur www.petition-ouestfrance.info. Le lien peut naturellement être copié dans les sites, blogs et pages perso.
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* La pétition lancée par des lecteurs d' OUEST-France à l'intention de François-Régis HUTIN, PDG
d'OUEST-France, pour le respect, par leur journal, de l'identité bretonne de ses lecteurs de Loire-Atlantique (et pour l'information de tous les
Bretons sur toute la Bretagne), lancée encore uniquement en ligne, en était à 300 signatures au soir de son troisième jour, ce qui est exceptionel pour ce genre de démarche. Son initiateur
note comme normal que 43,2 % des premiers signataires sont des lecteurs de Loire-Atlantique, les autres se répartissant comme suit : 9,8 % pour les Côtes d'Armor, 12,1 % pour le
Finistère, 12,5 % pour l'Ille-et-Vilaine, 14,0 % pour le Morbihan, et un peu plus de 8 % pour des adresses hors de Bretagne. Les lecteurs des autres départements bretons sont en effet privés, de
leur côté, d'informations sur la Loire-Atlantique. Pour accéder à la signature en ligne, cliquez sur le lien Internet suivant :
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=892 . Chacun peut évidemment recopier et diffuser ce lien. Pourquoi se priver d'un succès
encore plus grand ?

* Pendant une semaine à la fin novembre, des affiches UDB de 4m x 3 m en faveur de la réunification fleuriront dans deux séries de quartiers
de Nantes et à Saint-Nazaire. Cet affichage "commercial" inquiétera - c'est fait pour ! - ceux qui emploient les moyens publics, ou les moyens qu'ils tiennent de leurs lecteurs,
auditeurs ou télespectateurs, à débretonniser la Loire-Atlantique. Il réjouira profondément les jeunes, les femmes et les hommes de ce pays qui ont la rage au coeur de ne pouvoir répondre comme
il convient à cette agression quotidienne. Nous reviendrons bientôt, "en plus grand" aussi sur cette campagne qui marquera une nouvelle étape dans le combat pour la réunification.
L'affiche fera aussi la "Une" du Peuple breton de
novembre.
Une liste du "parti breton"
était présente le 7 juin aux élections européennes. Elle a obtenu 32 710 voix (2,45 %) sur l'ensemble de la Bretagne, dont 5 696 (1,50 %) en Loire-Atlantique. Si la
performance n'est pas négligeable, on peut s'interroger sur les perspectives qu'elle ouvre. La preuve est en effet faite depuis longtemps que sur la seule étiquette "bretonne" se retrouve
volontiers un pourcentage d'électeurs de cet ordre.
L'un des gros risques d'une telle "démonstration" est de réduire la perception du vote breton à celle des résultats d'un parti qui s'attribue le monopole de la bretonnité. Or, qu'on le
veuille ou non, les Bretons émettent des votes qui couvrent tout l'éventail politique, et les mouvements qui se présentent comme titulaires du "vrai" vote
breton ne facilitent pas forcément les prises de conscience qu'ils souhaitent. Quand on a entendu un maire annoncer "les Bretons font 1,35 %" - et ils sont des dizaines (au
moins) en Loire-Atlantique à s'être exprimé de la sorte - on comprend que le monopole de l'appellation est à double tranchant.
Un autre risque est d'induire les électeurs en erreur en leur faisant croire que ce "vote breton" échappe aux choix socio-politiques qui, aussi imparfaites que soient leurs appellations, sont
dans le monde entier la marque de la démocratie.
Le "parti breton" n'échappe pas à la règle. Sa tête de liste Émile Granville était le même 7 juin candidat au premier tour d'une élection cantonale à Redon. Il a obtenu
4,08 % des voix et le compte rendu d'Ouest-France en fait "le perdant de cette élection", reliant ce résultat (en net recul par rapport à ses résultats antérieurs) à son
ralliement au maire "centriste" Vincent Bourguet dont il est devenu l'adjoint en 2008. Les choses se sont encore éclaircies avec le ralliement de Granville audit Vincent Bourguet, également
soutenu par l'UMP, pour le second tour. Il est des situations où le discours "ni droite ni gauche" devient transparent, et le candidat du parti breton n'améliore pas vraiment la cohérence de
son discours en justifiant notamment son désistement par le fait que l'élection de son maire au conseil général ne changerait pas la majorité de ce dernier...
Pendant ce temps, le candidat UDB soutenu par les Verts, Jean-François Lugué, créait la surprise en obtenant 11,62 % des voix, se désistait comme annoncé pour le
candidat socialiste, lequel enlevait le canton à la droite locale, malgré la débâcle "européenne" de son parti. La démarche a été claire d'un bout à l'autre. C'est ce qui compte à terme.
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