Partager l'article ! Notre-Dame-des-Landes a aussi une dimension écologique: (Article paru le 26 octobre 2005 dans le blog expérimental) Le projet d’a&eacut ...
Il nous reste le parfum violent d'une patrie à construire.
Paol Keineg.
Photo : la mer vue de la plage de Kervillès à Saint-Nazaire.
* Aux cantonales de mars, l'UDB présentera des candidats au Croisic (avec le soutien des Verts)
: Philippe Romillat et Nathalie Fremy (et non Jeanne Mourge), à Montoir-de-Bretagne : Damien Perrotin et Yvonne
Barvec, à Ligné : Luc Dupont et Damaris Merlet, à Rezé-Bouguenais : Pierre Even et Chantal Barbault, ainsi qu'un suppléant
(Jean-Yves Le Goas) à la candidate des Verts sur Nantes 4 (Sarah Trichet-Allaire). En raison de la tonalité bretonne marquée de leur
candidature, elle soutiendra dans le canton de Nantes 8 la candidature des Verts Ronan Dantec et Dominique Trichet-Allaire. Dans le cadre
d'un accord départemental, elle soutiendra dès le premier tour les candidats Verts ou PS dans les autres cantons où leur candidat(e) bénéficient d'emblée d'un large accord à gauche, ainsi que le
candidat des Verts à Saint-Herblain-Ouest. Ailleurs, elle invitera à voter pour le candidat de gauche le plus favorable à la réunification de la Bretagne. Lorsqu'il y aura un second tour, elle
invitera à voter pour le candidat de gauche placé en tête à l'issue du premier. Pour n'être pas totalement nouveaux, ces choix traduisent en outre, cette fois, le souci de voir reconduite au
Conseil général la majorité de gauche réunie autour de Patrick MARESCHAL, qui s'est engagée dans plusieurs démarches favorables à la réunification.
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* Evoquant les réalités historiques et l'absence de consensus sur un autre découpage, Rachida DATI, ministre de la Justice, a confirmé le 9 novembre
à Rennes le maintien de la Loire-Atlantique dans le ressort de la Cour d'Appel de Rennes. Une belle victoire, ternie sur le plan du fonctionnement
judiciaire par de nombreuses suppressions de services de proximité. Les lecteurs d'OUEST-France attendent maintenant que leur quotidien favori tienne le même compte des réalités historiques et
des prédérences qu'elles inspirent à ses lecteurs, en cessant de leur imposer l'appartenance à une "région" qui ne fait l'objet d'aucun consensus. Signez la pétition ici.
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* La pétition à OUEST-France (POF) pour le respect de l'identité bretonne de la Loire-Atlantique a désormais son blog. C'est encore un
chantier, mais on y trouve déjà une première liste de signataires, le texte de la pétition, les liens pour la signer en ligne et quelques dizaines de commentaires des premiers
signataires. Pour accéder au blog; cliquez sur www.petition-ouestfrance.info. Le lien peut naturellement être copié dans les sites, blogs et pages perso.
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* La pétition lancée par des lecteurs d' OUEST-France à l'intention de François-Régis HUTIN, PDG
d'OUEST-France, pour le respect, par leur journal, de l'identité bretonne de ses lecteurs de Loire-Atlantique (et pour l'information de tous les
Bretons sur toute la Bretagne), lancée encore uniquement en ligne, en était à 300 signatures au soir de son troisième jour, ce qui est exceptionel pour ce genre de démarche. Son initiateur
note comme normal que 43,2 % des premiers signataires sont des lecteurs de Loire-Atlantique, les autres se répartissant comme suit : 9,8 % pour les Côtes d'Armor, 12,1 % pour le
Finistère, 12,5 % pour l'Ille-et-Vilaine, 14,0 % pour le Morbihan, et un peu plus de 8 % pour des adresses hors de Bretagne. Les lecteurs des autres départements bretons sont en effet privés, de
leur côté, d'informations sur la Loire-Atlantique. Pour accéder à la signature en ligne, cliquez sur le lien Internet suivant :
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=892 . Chacun peut évidemment recopier et diffuser ce lien. Pourquoi se priver d'un succès
encore plus grand ?

* Pendant une semaine à la fin novembre, des affiches UDB de 4m x 3 m en faveur de la réunification fleuriront dans deux séries de quartiers
de Nantes et à Saint-Nazaire. Cet affichage "commercial" inquiétera - c'est fait pour ! - ceux qui emploient les moyens publics, ou les moyens qu'ils tiennent de leurs lecteurs,
auditeurs ou télespectateurs, à débretonniser la Loire-Atlantique. Il réjouira profondément les jeunes, les femmes et les hommes de ce pays qui ont la rage au coeur de ne pouvoir répondre comme
il convient à cette agression quotidienne. Nous reviendrons bientôt, "en plus grand" aussi sur cette campagne qui marquera une nouvelle étape dans le combat pour la réunification.
L'affiche fera aussi la "Une" du Peuple breton de
novembre.
(Article paru le 26 octobre 2005 dans le blog expérimental)
Le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes est parfois critiqué d’un point de vue « écologique ».
Sa création ne répondrait à aucune perspective de croissance du trafic aérien.
Eh bien, c’est vrai ! Plus précisément : à trafic constant, le projet garde l’essentiel de son utilité, et sa réalisation contribuera même à la suppression d’un trafic inutile.
Ce trafic inutile, c’est la masse des trajets entre la plupart des aéroports bretons et ceux de la région parisienne, pour des passagers qui, en réalité, repartent de Paris pour une autre destination, ou reviennent de celle-ci.
Grâce à la meilleure accessibilité du nouvel aéroport, beaucoup mieux desservi que Château-Bougon par les voies routières et ferroviaires qui relient la Loire-Atlantique aux autres départements bretons, une partie de la demande de trajets vers Paris va pouvoir se déplacer et rendre possible l’ouverture de nouvelles lignes à portée de voiture ou de train. Pour chaque aller-retour de Bretagne vers une destination autre que Paris disparaîtront ainsi deux décollages et deux atterrissages, sans parler des fastidieux déplacements et attentes entre Roissy et Orly.
On aimerait bien qu’une critique écologique du projet prenne en compte ces gains d’énergie et de temps, et même simplement les évoque.
Bien sûr, l’existence d’un aéroport et de son environnement sera cause de nuisances pour les riverains immédiats, et l’opposition d’un certain nombre d’entre eux est parfaitement légitime. Qu’ils s’abritent pour la faire valoir derrière une critique de fond du projet est humain, mais fragilise leur combat. Si le projet est économiquement, écologiquement et socialement utile, ce sont les contreparties des nuisances qu’il faut ouvertement négocier (emplois, dessertes locales, indemnisations…), et non le projet.
Sans faire de Notre-Dame-des-Landes, pour ses riverains, un nouveau Roissy, le déplacement de trafic de la région parisienne vers le nouvel aéroport allégera d’autant les aéroports surchargés d’Ile-de-France… et leurs propres riverains. La critique écologique du projet pourrait aussi prendre en compte cette perspective, et souligner qu’avec deux ou trois autres Notre-Dame-des-Landes en France, on n’aurait pas besoin d’un troisième aéroport parisien et on bénéficierait d’une réduction nette globale des nuisances, grâce à l’économie de trajets intermédiaires.
On comprend, cette fois, que les bénéficiaires du trafic inutile voient N.-D.-des-Landes d’un mauvais œil …et se délectent de l’alliance objective d’écologistes soucieux de gagner sur tous les tableaux.
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