Lundi 27 décembre 2010
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"A compter du 1er janvier 2011, pour les catégories de travailleurs mentionnés à l'article L. 2211-1 du code du travail, le montant du
salaire minimum de croissance est porté à 9,00 € l'heure en métropole, dans les départements d'outre-mer et dans les collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de
Saint-Pierre-et-Miquelon".
C'est l'article 1er du décret n° 2010-1584 du 17 décembre 2010, publié le 18 au Journal Officiel de la République française.
9 € de l'heure, c'est la taille sociale de la République française.
9 € de salaire brut !
Le salaire mensuel brut correspondant, calculé pour 151,67 heures, passera donc le 1er janvier de 1343,77 € à 1365 €. La stricte progression légale,
pas un centime de plus. Comme c'est le cas depuis 5 ans.
Le salaire mensuel net correspondant est de 1073 €.
Ne vous précipitez pas : on n'est pas encore au 1er janvier !
Cette volonté de tenir le smic et tout ce qui s'y rattache est naturellement la contrepartie de la hausse des profits et autres cadeaux dont nous avons
déjà beaucoup parlé.
Contrepartie stupide en économie réelle : les revenus minimaux produisent une consommation minimale, qui limite même les profits ...sauf si on croit les
trouver dans le super-mécano intellectuel de l'économie "financière".
Dans ce jeu-là, il faut créer ou acheter des bulles et les vendre tant que "les marchés" les croient pleines. Quand on se rend compte qu'elles sont vides,
c'est "la crise", et les joueurs demandent à être remboursés. En vrai argent, gagné par ceux qui produisent les vraies richesses.
Ceux-là, il faut qu'ils travaillent plus, pour moins cher, plus longtemps, que leur formation et leur santé coûtent le moins possible, qu'ils se paient leurs
retraitent sur des économies utilisables dans la fabrication des bulles...
Le smic n'est d'ailleurs plus qu'une caricature : 20 % des salariés français, pour des raisons diverses, ont maintenant un salaire qui lui est inférieur.
Pour enrichir l'analyse, regardons ci-dessous comment la part des résultats des entreprises distribuée à leurs actionnaires a varié au cours des dernières décennies
:
La courbe du bas, en bleu foncé, montre que la part de ces résultats distribuée aux actionnaires a été multpliée à peu près par 2,5 depuis le milieu des
années 70 (la "crise pétrolière", sans doute...). voir la source INSEE. Les dernières années - non figurées ici
- ne déparent pas..
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