Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 15:51

T-entends-l-avion_modifie-1.jpgL'argumentaire des opposants au transfert de l'aéroport de Nantes s'articule autour de deux approches principales :

Première approche : pourquoi il ne faut pas le mettre à Notre-Dame.

Deuxième approche : pourquoi il n'est pas si mal à Château-Bougon.

Une troisième approche ne sort jamais des cartons : est-ce ici ou est-ce là-bas qu'il y a le plus d'avantages et le moins d'inconvénients ? Or, rien n'étant parfait à 100 %, c'est évidemment l'approche la plus intéressante !

Les exemples du bruit et du risque sont parmi les plus caractéristiques.

Dans l'approche "Pas bien à Notre-Dame", les opposants nous expliquent que l'exposition au bruit des futurs riverains a été étudiée en dépit du bon sens et que la délimitation du périmètre d'exposition au bruit a été trafiquée pour minimiser cette exposition.

Dans l'approche "Pas si mal à Château-Bougon", on peut entendre l'ancienne maire de Bouguenais(1) nous dire qu'il ne faut pas exagérer le bruit dû à l'aéroport et qu'elle en sait quelque chose puisqu'elle habite à côté. Donc on peut laisser l'aéroport à Château-Bougon.

Comment ne pas avoir envie de dire aux opposants : mettez-vous d'accord entre vous. Si le bruit est très supportable à Bouguenais, il n'est pas si insupportable à Notre-Dame, où en toute hypothèse, il concerne nettement moins de monde. Conclusion : ne parlons plus du bruit comme d'un obstacle au transfert !

La question du risque lié au survol de populations est de même différemment traitée selon qu'il s'agit de souligner les dangers de l'implantation nouvelle ou (dans le même but) de prôner le maintien de l'implantation actuelle.

Ainsi, il serait beaucoup trop dangereux de laisser des avions décoller à Notre-Dame avec les cheminées de Cordemais en face. Mais la tour Bretagne, sur le chemin des atterrissages à Château-Bougon, n'est pas un problème : il y a des procédures très sûres pour écarter tout risque et, de plus, "les pilotes" vous diront qu'il y a bien pire ailleurs. Et puisqu'il y pire ailleurs, on peut laisser l'aéroport à Château-Bougon...

Mais peut-on penser : même s'il y a pire ailleurs qu'à Nantes, l'implantation nouvelle n'est-elle pas tout de même beaucoup moins risquée ? La réponse est évidemment positive. Alors ne parlons plus des risques comme d'un obstacle au transfert !

Ces faux débats ont pour fonction principale d'éviter de parler de la première et principale justification du projet, qui n'a jamais varié : proposer à des passagers qui existent chez nous ou dans les proches alentours, grâce à une meilleure implantation géographique, des vols directs plus nombreux qu'ils doivent aujourd'hui aller chercher à Paris avec un autre avion ou avec un train toujours plus rapide.

Les débats sur la saturation ou non et sur d'autres thèmes secondaires (Concorde, allègement du trafic parisien, piste perpendiculaire, etc) n'apportent rien sur cet objectif premier.

____________________

(1) : Françoise Verchère, dite Fanfan, conseillère générale, qui a notamment développé cet argument à Vannes le 19 novembre, à la "journée ouverte" de l'UDB.

Par UDB Saint-Nazaire - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 15:27

Nantes - BarceloneOn nous répète beaucoup que l'avenir est au TGV, qu'il faut le préférer à l'avion pour les distances inférieures à 2 000 km, et qu'il faut limiter les déplacements par la route.

Ce n'est pas forcément faux, mais cela ne correspond pas du tout à la réalité française d'aujourd'hui. Et pour aller de Nantes à Barcelone, l'essentiel du trajet se fait sur le territoire français ou ...au-dessus.

A vol d'oiseau, il y a 709 km. Par la route, entre 957 et 1000 km, selon l'itinéraire. En train, ...1527 km, parce qu'il faut passer par Paris (et y changer de gare !).

En temps, il faut compter une dizaine d'heures en voiture, et 1 h 35 en vol direct (hors liaisons terrestres au départ et à l'arrivée). En train, c'est entre 11 h 45  et 16 h 39, performance proche de celle du Brest - Paris sous Napoléon III ! Le changement de train pour cause d'écartement différent des rails ajoute au charme et au temps.

Quitte à prendre le train, on apprécierait que des transversales Bretagne - Méditerranée nous acheminent en un temps raisonnable par Bordeaux et Toulouse, par exemple. On se rapprocherait nettement des 1000 km routiers (et même largement auroroutiers). Eh bien, ce n'est pas possible en 2012 de faire le trajet dans la journée, sauf si vous consentez à démarrer par un Nantes - Bordeaux via Paris ou Saint-Pierre-des-Corps !

Alors, il ne faut pas s'étonner que les usagers préfèrent la route ou l'avion au train de Napoléon III...

____________________

Illustration extraite d'une recherche ViaMichelin.

On observera sur cette carte que les transversales bretonnes Rennes - Nantes et Brest - Nantes ne sont pas que des transversales internes, ou pire encore (pour Nantes - Rennes) les écrans décriés par certains. Ce sont aussi et peut-être surtout des transversales externes, portes indispensables aux relations entre toute la Bretagne et - ici - le sud de l'Europe.

Par UDB Saint-Nazaire - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:54

Parachutages CouverturesC'est toujours un plaisir d'annoncer la parution d'un nouvel ouvrage de Jean Guiffan. Beaucoup connaissent les pages qu'il a consacrées à l'histoire de l'Irlande. La Bretagne et l'Affaire Dreyfus et l'Histoire de l'Anglophobie en France méritent aussi largement de figurer dans une bonne bibliothèque. Avis aux amateurs !

A partir du 20 mars, nous pourrons lire Parachutages politiques en Bretagne.

Pour l'instant, le livre est en souscription, et vous pouvez le réserver pour 17,50 €, port compris (le prix public ultérieur en librairie sera de 20 €.

En cliquant sur la photo ci-contre, vous pourrez consulter la fiche de présentation et imprimer un bon de réservation-commande.

La Bretagne a accueilli nombre de "parachutés", notamment au début de la Vème République :  Guichard, Marcellin, Bourges, Michelet, Madelin, et j'en passe... Mais il y en a de plus anciens, comme Albert de Mun.

Un détail qui n'en est pas un : le dernier Guiffan est illustré par Nono !

Par UDB Saint-Nazaire - Publié dans : Histoire - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:03

Trafic 2006-2011 aéroports bretons copieLe mois de janvier voit revenir avec régularité la publication par chaque aéroport de ses résultats de l'année écoulée. Des journaux comme Le Télégramme et Ouest France ont pris l'heureuse habitude de publier dans la foulée des cartes représentant la situation et l'évolution des résultats de l'ensemble des aéroports bretons, que vous pouvez retrouver dans votre quotidien ou sur son site. Le Télégramme ayant tiré le premier, vous pouvez trouver cette carte sur son site, en cliquant ici.

Pour ma part, j'ai rapproché ces résultats 2011 des résultats 2006-2010 publiés l'an dernier par l'Observatoire de l'Aviation civile, et j'en tire le graphique ci-contre, qui retrace l'évolution du trafic des principaux aéroports bretons de 2006 à 2011, et permet de les comparer.

Il apparaît clairement que, si tous ces aéroports ont connu l'an dernier une progression plus ou moins forte, seuls les aéroports de Nantes et de Brest(1) présentent une tendance de long terme positive.

La croissance nantaise dément une nouvelle fois avec insolence les prévisions intéressées de ralentissement distillées régulièrement par les opposants à la construction de Notre-Dame-des-Landes. Et ça dure depuis 20 ans, malgré des reculs ponctuels comme ceux de 2001 (attentats du 11 septembre) ou de 2009 ("crise").

Le relâchement apparent du monopole d'Air France sur les grandes destinations européennes, voire nord-américaine semble à l'origine du bond de 20 % du trafic international par lignes régulières (Düsseldorf, Barcelone, Bruxelles, Prague...), qui fait plus que compenser le coup de frein sur le trafic aérien avec les pays du "printemps arabe". 2011 semble ainsi confirmer que, lorsqu'on parvient à faire reculer le rabattage systématique sur Orly et Roissy d'usagers bretons  (ou voisins) assez nombreux pour bénéficier de vols directs locaux, nos aéroports sont tout de suite moins dépendants des vols "touristiques".

Ces résultats rappellent aussi indirectement que, lorsqu'on parle du trafic aérien breton, il ne faut pas oublier le nombre important d'usagers qui sont contraints sans nécessité réelle d'aller commencer leur vrai voyage à Roissy ou Orly. Ce sont d'abord ces passagers - qui prennent déjà l'avion - qui constituent la clientèle additionnelle du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

____________________

(1) - Le type "arithmétique" du graphique ci-dessus rend plus évident les écarts absolus de trafic, mais écrase la représentation des progressions pour les courbes les plus basses. La progression de Brest est en fait assez proche de celle de Nantes. Un graphique "logarithmique" le montrerait, mais écraserait à l'inverse les écarts absolus pour les courbes les plus élevées.  

Par UDB Saint-Nazaire - Publié dans : Transports - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 11:21

RenéRené, tu étais né dans une famille paysanne, à quelque kilomètres de Notre-Dame-des-Landes. Nous t'avons connu à la fin des années soixante-dix, quand tu as adhéré à l'UDB, dont tu es devenu plus tard secrétaire fédéral1, membre de la commission Agriculture, et partie prenante de la formation interne. Tu aimais réfléchir, partager, écrire.

A l'époque, tu commençais à prendre la succession de tes parents, avec le souci de poursuivre la modernisation de l'exploitation. Tu avais reçu une bonne formation pour cela. Tu participais aussi à des activités professionnelles associatives, syndicales, coopératives...

Dans les années qui ont suivi, tu nous a fait part avec discrétion de tes difficultés à tirer de cette exploitation d'élevage laitier un revenu suffisant. Tu as tenté différentes adaptations mais, avec tristesse, tu as fini par quitter ce métier que tu aimais mais qui ne te permettait pas de vivre. Économiquement, mais aussi humainement. Ceux qui ont eu des amis comme toi comprennent ce que je dis.

Pendant un temps, tu es resté proche de l'agriculture, comme formateur. Et puis tu t'es éloigné de la profession. Tu as radicalisé tes opinions politiques, et nous t'avons perdu de vue.

Quelques années plus tard, nous avons appris que tu avais été retrouvé sans vie dans un petit appartement de la région parisienne. Tu n'avais pas supporté.

Que ta famille et que chacun veuille bien me pardonner d'évoquer ainsi ton souvenir, qui ne me quittera jamais. Mais je ne peux m'empêcher de penser particulièrement à toi quand j'entends certains bavards bobos parler  de l'agriculture paysanne en général et surtout de celle de cette petite région qui traverse le nord du département et dont tu nous disais que la profession la surnommait parfois le "croissant stérile". Tu l'aimais tant. Tu aurais voulu y vivre.

____________________

(1) : A l'UDB, le secrétaire fédéral s'occupe du fonctionnement interne.

Illustration : extrait d'une photo de réunion fédérale. René écoutait toujours avec beaucoup d'intensité, et préparait en même temps ses interventions.

Par Michel François - Publié dans : Société - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

C'est le nouveau PB !

La Une ci-dessous est celle du Peuple breton du mois de février 2012. Le nouveau numéro arrive dans votre boite aux lettres dans les premiers jours du mois ...si vous êtes abonné(e). Si ce n'est pas encore le cas, voyez sous la photo comment imprimer et remplir chez vous le bulletin d'abonnement. Bonne lecture !

PB Une 2012 02 

Et en cliquant sur Bulletin d'abonnement, vous pourrez en afficher un, prêt à imprimer et à remplir chez vous. Votre abonnement nous fera plaisir et nous aidera à faire avancer la Bretagne !

Agitation présidentielle...

  Sarko allumettes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un résumé si juste...

Affichette-Proximité copie

Sur votre agenda...

20 mars 2011 - Premier tour des élections cantonales.

18 juin 2011 - La prochaine Festimanif : une date à retenir, et qu'on n'est pas près d'oublier ! Infos à suivre.  

Présentation

  • : Site de la section Saint-Nazaire - Brière de l'Union démocratique bretonne (UDB), parti politique de gauche, autonomiste et écologiste.
  • Contact

Apprendre le breton ici ?

Mais oui ! Il est possible d'apprendre le breton en Loire-Atlantique même quand on a dépassé l'âge de s'inscrire à Diwan ou dans une filière bilingue ! En cliquant sur l'affichette ci-dessous, vous aurez les coordonnées que vous cherchez :

 

plijus brezhoneg 2010r

Recherche

Créer un Blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés