L'argumentaire des opposants au transfert de l'aéroport de Nantes s'articule autour
de deux approches principales :
Première approche : pourquoi il ne faut pas le mettre à Notre-Dame.
Deuxième approche : pourquoi il n'est pas si mal à Château-Bougon.
Une troisième approche ne sort jamais des cartons : est-ce ici ou est-ce là-bas qu'il y a le plus d'avantages et le moins d'inconvénients ? Or, rien n'étant parfait à 100 %, c'est évidemment l'approche la plus intéressante !
Les exemples du bruit et du risque sont parmi les plus caractéristiques.
Dans l'approche "Pas bien à Notre-Dame", les opposants nous expliquent que l'exposition au bruit des futurs riverains a été étudiée en dépit du bon sens et que la délimitation du périmètre d'exposition au bruit a été trafiquée pour minimiser cette exposition.
Dans l'approche "Pas si mal à Château-Bougon", on peut entendre l'ancienne maire de Bouguenais(1) nous dire qu'il ne faut pas exagérer le bruit dû à l'aéroport et qu'elle en sait quelque chose puisqu'elle habite à côté. Donc on peut laisser l'aéroport à Château-Bougon.
Comment ne pas avoir envie de dire aux opposants : mettez-vous d'accord entre vous. Si le bruit est très supportable à Bouguenais, il n'est pas si insupportable à Notre-Dame, où en toute hypothèse, il concerne nettement moins de monde. Conclusion : ne parlons plus du bruit comme d'un obstacle au transfert !
La question du risque lié au survol de populations est de même différemment traitée selon qu'il s'agit de souligner les dangers de l'implantation nouvelle ou (dans le même but) de prôner le maintien de l'implantation actuelle.
Ainsi, il serait beaucoup trop dangereux de laisser des avions décoller à Notre-Dame avec les cheminées de Cordemais en face. Mais la tour Bretagne, sur le chemin des atterrissages à Château-Bougon, n'est pas un problème : il y a des procédures très sûres pour écarter tout risque et, de plus, "les pilotes" vous diront qu'il y a bien pire ailleurs. Et puisqu'il y pire ailleurs, on peut laisser l'aéroport à Château-Bougon...
Mais peut-on penser : même s'il y a pire ailleurs qu'à Nantes, l'implantation nouvelle n'est-elle pas tout de même beaucoup moins risquée ? La réponse est évidemment positive. Alors ne parlons plus des risques comme d'un obstacle au transfert !
Ces faux débats ont pour fonction principale d'éviter de parler de la première et principale justification du projet, qui n'a jamais varié : proposer à des passagers qui existent chez nous ou dans les proches alentours, grâce à une meilleure implantation géographique, des vols directs plus nombreux qu'ils doivent aujourd'hui aller chercher à Paris avec un autre avion ou avec un train toujours plus rapide.
Les débats sur la saturation ou non et sur d'autres thèmes secondaires (Concorde, allègement du trafic parisien, piste perpendiculaire, etc) n'apportent rien sur cet objectif premier.
____________________
(1) : Françoise Verchère, dite Fanfan, conseillère générale, qui a notamment développé cet argument à Vannes le 19 novembre, à la "journée ouverte" de l'UDB.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

On nous répète beaucoup que l'avenir est au TGV, qu'il faut le préférer à l'avion pour les distances inférieures à
2 000 km, et qu'il faut limiter les déplacements par la route.
Le mois de janvier voit revenir avec régularité la publication par
chaque aéroport de ses résultats de l'année écoulée. Des journaux comme Le Télégramme et Ouest France ont pris l'heureuse habitude de publier dans la foulée des
cartes représentant la situation et l'évolution des résultats de l'ensemble des aéroports bretons, que vous pouvez retrouver dans votre quotidien ou sur son site. Le Télégramme ayant tiré le
premier, vous pouvez trouver cette carte sur son site, en cliquant
René, tu étais né dans une famille paysanne, à quelque kilomètres de Notre-Dame-des-Landes. Nous t'avons connu à la fin des années soixante-dix, quand
tu as adhéré à l'UDB, dont tu es devenu plus tard secrétaire fédéral



Derniers Commentaires