Le bêtisier des arguments d'opposition à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est fourni, et a déjà donné lieu à quelques sourires
dans les pages de ce blog.
L'argument selon lequel l'équilibre financier de Nantes Atlantique dépendrait de ses recettes de parkings mérite sans doute d'y figurer en bonne place.
Parce qu'il est vrai, et pour cause ! Quand des comptes sont équilibrés, comme le sont bon an mal an ceux de Nantes Atlantique, leur équilibre est imputable à l'ensemble de leurs lignes, comme à chacune d'elles, qui ne saurait être augmentée ou diminuée sans précisément ...rompre l'équilibre. La Palisse n'aurait pas dit mieux.
Mais aussi parce que cet argument trahit vraisemblablement une intention et une faible connaissance de ce dont on parle.
L'intention est sans doute de donner à penser que l'équilibre de l'activité aérienne qui se manifeste à l'aéroport de Nantes tient à peu de choses : des recettes de parking...
Le problème, et la probable ignorance, c'est que les comptes d'un aéroport sont très loin d'intégrer les recettes et les dépenses de toutes les activités qui utilisent l'aéroport !
Ainsi, les compagnies aériennes achètent ou louent leurs avions, paient leurs pilotes et hôtesses, achètent leur kérosène, et encaissent le prix des voyages : des éléments importants de l'activité des utilisateurs de l'aéroport qui ne figurent pas dans les comptes de ce dernier !
Alors, qu'est-ce qui reste ? Et bien des dépenses et des recettes d'un volume relativement réduit : les redevances liées au mouvement des avions, à leur stationnement, aux passagers transportés, les recettes des commerces ouverts aux passagers et accompagnateurs, les recettes de parking en effet, les dépenses d'entretien de l'aérogare et des pistes, les salaires du personnel propre à l'aéroport.
Dans les aéroports parisiens, c'est la vente des produits de luxe aux voyageurs de passage qui assure la plus grosse part des bénéfices. A Nantes ou ailleurs, ça peut bien être les recettes de parking... Cela ne signifie pas grand'chose quant au trafic !
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Les cheminements de la réflexion débouchent quelquefois sur des paysages
inattendus.
Que cette irruption de l'automobile n'ait pas eu que d'heureuses conséquences, et que la centralisation ferroviaire ait continué de plus belle
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La conclusion du bulletin n° 51 de la Conférence des Villes de Bretagne peut-elle nourrir beaucoup d'illusions, venant après l'ode
au TGV centralisé qu'on y lit sur plus de trois pages ?
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