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de Saint-Nazaire - Brière !
La France s'apprête
à célébrer le vingtième anniversaire de la Convention internationale des Droits de l'Enfant, votée le 20 novembre 1989 par une Assemblée générale de l'ONU unanime,
qu'elle a signée le 26 janvier 1990 et ratifiée le 7 août de la même année.
On peut compter sur la mémoire sélective des autorités françaises pour éviter à cette occasion toute allusion aux réserves émises par la France lors de sa ratification,
qui privent d'effet sur son territoire l'article 30 de cette convention. Le site officiel du Ministère des Affaires étrangères les évoque tout de même sur
son site. (§
Déclarations) . Le site officiel Allo 119 consacré à l'enfance en danger publie à l'usage des enfants une version simplifiée de cet article 30 qui vaut son pesant d'hypocrisie : pas
de mention des réserves françaises, et rédaction (mensongère, donc) incompréhensible pour ses destinataires présumés : Si tu es d'origine autochtone... Voir le site d'Allo 119.
Que dit donc cet article 30 ? On peut prendre connaissance de ce texte sulfureux sur le site de l'UNICEF :
Dans les Etats où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne
peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son
groupe.
Voilà, c'est tout. Mais la France estime que sa Constitution (notamment l'article 2) traduit l'absence de minorités sur son territoire, qui
pourraient se fonder sur ce texte pour exiger le respect de leurs droits. Les Bretons, par exemple. Pas question, évidemment. Alors ses assemblées ont voté sans états d'âme, lors de la
ratification, les réserves qui leur étaient proposées (voir in fine page
wikipedia) . Pour l'article 30 :
2 - Le Gouvernement de la République déclare, compte tenu de l'article 2 de la Constitution de la République française, que l'article 30 n'a pas lieu de s'appliquer en ce qui concerne
la République.
Et tant pis pour les droits des enfants.
Le 22 juin 2008, le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU, destinataire des rapports des Etats sur l'application par eux de la Convention, formulait à l'intention
de la France les observations et recommandations suivantes (reproduites sur le site de la CNCDH) :
Réserves et déclarations
8. Le Comité regrette que l’État partie continue d’invoquer des préoccupations de droit
interne concernant la recommandation précédente du Comité de retirer la réserve relative à
l’article 30 et les deux déclarations en rapport avec les articles 6 et 40 de la Convention.
9. Le Comité recommande de nouveau à l’État partie de revoir sa position à l’égard des
enfants appartenant à des groupes minoritaires et d’envisager de retirer sa réserve à
l’article 30 de la Convention, ainsi que les deux déclarations concernant les articles 6 et 40
de la Convention.
Bref, le "Pays des Droits de l'Homme" est encore pris en flagrant délit de repli
identitaire...




Un projet dispendieux, destructeur, qui date et ne peut que cacher des objectifs
inavouables...
L'UDB, qui était jadis contre le projet, en a débattu au cours des années 90 et a décidé de le soutenir. Notre-Dame-des-Landes n'est pas pour autant inscrit dans la Charte de l'UDB, et les
discussions sur le sujet vont parfois bon train. L'alliance avec des formations qui se réclament de l'écologie contribue naturellement à les aviver en période électorale. Chacun peut
évidemment y participer, notamment par ses commentaires au bas de cet article.
Les associations défavorables au projet s'efforcent d'occuper un terrain que ses promoteurs institutionnels ont eu le tort de réserver trop longtemps à la simple communication. A
Bain-de-Bretagne le 13 novembre, ils en sont timidement sortis, devant une centaine de personnes à 95 % très engagées contre la réalisation du futur aéroport, et acquises aux arguments de
l'ACIPA1 et de l'équipe d'Ecologie-Solidarité. Que cette confrontation publique ait eu lieu est une bonne chose, dont le mérite revient à
l'association AVEC 352, organisatrice de la réunion publique. Même si l'écoute laissait parfois à désirer.
Michel François, pour l'UDB, a pu retenir l'attention en exposant pendant une dizaine de minutes qu'on pouvait être pour le projet sans être mu par des rêves pharaoniques. Le
diaporama visible ici n'a pas été projeté à Bain et demande encore à être enrichi et amendé. Mais il donne une idée des propos tenus.
Illustrations : en haut, de gauche à droite : les routes du premier empire, les autoroutes en 2008, les chemins de fer au début du second empire
(1856), le réseau Grandes lignes SNCF en 2009, la répartition et le trafic des "grands" aéroports français en 2006. On peut se résigner à laisser encore longtemps tout passer par Paris
: c'est plus facile, la force de l'adversaire - le vrai - est un bon alibi, et en plus tout le monde croit que c'est gratuit.
(1) : Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de NDDL. Voir son site, et ici celui du syndicat mixte d'étude du projet.
(2) : Association de vigilance écologique et citoyenne. Voir son site.
La fédération de Loire-Atlantique de l'UDB était représentée samedi 7 novembre à Rennes, au lancement public de la liste Europe Écologie Bretagne.
Samedi matin, avec Jakez Lebreton,
élu UDB d'Indre, en compagnie de deux élus Verts indrais, et après nous êtres présentés, nous avons visité le campement précaire installé par une soixantaine de familles Roms expulsées le 29
octobre d'un terrain squatté de Nantes. Un campement analogue, d'une trentaine de familles, s'est installé à Saint-Herblain.
Ce que nous avons vu, vous pouvez en avoir une idée en regardant l'album photos Roms à Indre (cliquez sur ce titre puis sur "lancer le diaporama"). Ces familles manquent de
tout : le point d'eau est à plusieurs centaines de mètres, mais la terre est détrempée après la pluie de ces derniers jours. Il n'y a pas d'électricité. Les caravanes sont souvent en très mauvais
état. Il n'y a pas assez de lait pour les enfants. L'hiver approche et les couvertures et vêtements chauds font défaut.
La solidarité se met en place (colis de vivres, tournées médicales...). Le collectif d'associations du secteur de la Basse-Loire assurera une permanence lundi 9
novembre de 14 h à 16 h à Indre, salle Jean Monnet (entrée par la rue Jean Jaurès) en vue d'une distribution mardi 10. Sont notamment
souhaités : des vêtements et des chaussures d'hiver.
Illustration : deux fillettes reviennent du point d'eau.
Documentation : on consultera avec profit le rapport publié le 7 février 2008 par la Commission
consultative des Droits de l'Homme (présidée par Louis Schweitzer) sur la situation des Roms et gens du voyage.
Député "gaulliste"1 de l'Essonne, maire de Yerres, président-fondateur de Debout la République, M. Nicolas Dupont-Aignan nous livre dans Le Monde (du 5 novembre) un morceau de bravoure sur l'identité nationale, où se concentre la quintessence du jacobinisme rêvé par ses zélateurs.
Ecoutons-le parler de l'identité nationale :
"Oui, ce plébiscite de tous les jours, cher à Renan, ne tombe pas du ciel. Il doit être ardemment désiré et méticuleusement bâti par les élus du peuple. Ce vouloir-vivre ensemble a un
nom : la République. Il a un idéal : "Liberté, Egalité, Fraternité". Il a un acteur central, l'Etat, creuset de la nation à travers les âges et le gardien de l'intérêt général, contre l'emprise
des féodalités et des intérêts particuliers. Enfin, ce vouloir-vivre ensemble a une langue, le français."
On ne voudrait pas réveiller M. Dupont-Aignan de ce rêve tricolore et peut-être généreux. Lui expliquer que faire de l'Etat le "creuset de la nation" et, dans la même tirade, attribuer
l'identité nationale à un "vouloir-vivre ensemble" traduit une vision très paradoxale et très romantique de l'Histoire, vertueusement dépouillée des ambitions, spoliations et violences
qui signent les affrontements d'intérêts.
La France, comme les autres Etats, est le produit de tels affrontements, dont les vainqueurs détiennent le pouvoir, utilisé d'abord pour faire croire aux vaincus qu'ils ne le
sont pas, qu'ils appartiennent à la famille, dont - la preuve ! - ils partagent d'ailleurs la langue. La langue (Les
autres, taisez-vous !).
Ne serait-il pas plus "républicain" de prendre les choses en l'état, mais pour en faire l'inventaire et les améliorer, sans escamoter ni les conflits ni la personnalité des partenaires ? Le rêve
jacobin est un rêve nationaliste banal. Un rêve de caste au pouvoir et qui entend y rester.
(1). Appellation d'origine incontrôlable.
Illustration : M. Dupont-Aignan sur son blog.
Prenez note et venez nombreux au meeting Europe Écologie organisé à 20 h le jeudi 11 mars à la Cité des Congrès de Nantesavec Jean-Philippe Magnen, Daniel
Cohn-Bendit, Dominique Voynet, Yannick Jadot et François de Rugy :

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14 février 2010 : Championnat des bagadoù sur France 3 - 1ère partie. Voir.
27 février 2010 : grand rendez-vous pour la réunification de la Bretagne. Bloquez cette date !
14 et 21 mars 2010 : Élections régionales.
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