En se
prononçant samedi pour la réouverture du dossier de N.D.-des-Landes, Ségolène Royal a surpris la presse, manifesté un mépris très parisien pour ses supporters locaux -
à commencer par Patrick Mareschal, présent dans la salle et qu'elle n'avait visiblement pas consulté - et ravi des opposants qui n'en
attendaient pas tant.
En revanche, elle a beaucoup moins innové dans l'argumentation, avançant principalement que beaucoup de choses ont changé depuis quinze ans(1).
En gros, on comprend que le TGV permet d'aller plus vite qu'avant prendre l'avion à Paris et que ce n'est pas la peine de dépenser des sous pour rénover les transversales permettant de mieux desservir l'aéroport breton (mais qui ont bien d'autres utilités).
Que le réseau de plus en plus centralisé des liaisons ferroviaires et aériennes française coûte les yeux de la tête à construire, à entretenir et à inter-connecter au centre (au point de prévoir le financement du "Grand Paris - Transports" par les autres régions !), que la Bretagne souffre beaucoup moins de mauvaises liaisons avec Paris que de liaisons ferroviaires internes d'un autre siècle - qu'il faudrait rénover avec ou sans NDdL - et qu'il est inutile d'aller à Paris - en avion ou en train - prendre des avions qui pourraient souvent avantageusement décoller plus près de chez soi, ne trouble pas la candidate, sans doute plus inspirée - comme son petit camarade Montebourg - par son retard dans les sondages que par l'étude du dossier.
A titre d'exercice, on peut lui suggérer de prolonger son discours par des projets mégalos qui s'intégreraient parfaitement à son Paris
en cours d'agrandissement continu.
Par exemple, on pourrait construire quelque part entre la Tour Eiffel et Roissy un Très Grand Zénith de France de 500 000 places, qui dispenserait des villes comme Nantes ou Strasbourg de construire de grandes salles de spectacles. Une seule suffirait pour la France entière. On y accéderait facilement et rapidement par les futures LGV(2) grâce à une gare souterraine naturellement reliée au réseau du Grand Paris.
Dans le même esprit, on pourait remplacer les antiques et ruineuses cathédrales de province par une Très Gigantesque Cathédrale Notre-Dame-de-France, équipée notamment pour les grandes rencontres de jeunes (avec sa gare souterraine bien reliée, etc).
Ou encore édifier un Très Grand Stade de France multi-terrains d'un million de places (avec sa gare souterraine etc...), où se déroulerait tous les matches de championnat et de Coupe de France.
Tout cela libérerait des milliers d'hectares de bonne terre où on pourrait produire (bio, ce serait encore mieux) de quoi nourrir le Grand Paris via le réseau ferré-centralisé-rapide et un Très Grand Marché de France (bien relié, etc) .
Dans un pays où, depuis 160 ans, il est chaque année un peu plus facile d'aller en train à Paris que dans bien des villes plus proches, on trouvera toujours de bonnes raisons pour économiser sur les transversales, ferroviaires ou aériennes. Il suffit d'anticiper le mouvement en suivant la direction indiquée par Mme Royal. Il reste encore un peu de chair le long des radiales et sur quelques articulations, mais le nettoyage avance.
Bon avenir écologique à tous !
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(1) - La déclaration d'utilité publique date seulement du 9 février 2008, alors qu'on parle du projet depuis 40 ans et qu'il a été relancé vers 2000 et actualisé depuis, sans remise en cause du site. Rouvrir les études à ce stade veut donc dire encore dix ou quinze ans d'études. Au terme desquelles Mme Royal, pétulante septuagénaire, pourra redire que les choses ont bien changé depuis 2011 et qu'il faut encore tout recommencer... alors que les données de base n'auront jamais changé, sinon dans le sens d'un besoin croissant de lignes directes à partir de la Bretagne et d'une moindre dépendance gépgraphique à l'égard de la centralisation parisienne.
(2) - Toujours ajouter ici : moins éco-destructrices que l'avion.
Illustrations : ébauche de montage photographique et vieille carte anamorphique plus que jamais d'actualité.
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La Loire-Atlantique comptait deux sénateurs de gauche
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Loire-Atlantique avant Patrick Mareschal, est le seul rescapé de sa formation, la droite sarkozyste ne doit guère compter sur Joël Guerriau, maire de Saint-Sénastien-sur-Loire, ou le centrisme
reste marqué par la figure tutélaire du résistant Marcellin Verbe, maire divers gauche de 1953 à 1983.
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Dans écologie, il y a la racine grecque logos



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