Il existait assez de bretonnants sachant lire et écrire pour qu'en 1626, un éditeur de Roscoff imprime un manuel bilingue de conversation, où des saynètes parlées sont classées par thèmes. Selon qu'on les aborde de la colonne de droite à celle de gauche ou l'inverse, ils donnent l'équivalent en français de phrases en breton ou l'équivalent en breton de phrases en français.
Le public visé était celui des étudiants bretons en théologie, médecine, lettres, appelés à séjourner à Paris pour leurs études, ou celui des gens de commerce ou autres affaires qui avaient à circuler de France en Bretagne, ou de Bretagne en France.
Dans le bref extrait ci-dessus, un voyageur qui vient d'arriver dans une auberge se fait présenter sa chambre par l'hôtesse qui le renseigne notamment sur la localisation des toilettes (chambre basse en français, gambr eas - chambre d'aise - en breton) .
L'ouvrage a plusieurs fois été réédité jusqu'au XIXème siècle. Une édition briochine de 1863 a été numérisée par l'Université de Rennes. La typographie et les conventions d'écriture y sont plus proches de celles que nous connaissons aujourd'hui, tant en français qu'en breton, et on peut télécharger l'ouvrage.
L'idée que le breton ne s'écrivait pas, et n'était d'usage que dans les classes non cultivées, en prend un nouveau coup. L'enseignement exclusif du français et en français à partir de la fin du XIXème siècle ne doit pas être étranger à la diffusion de cette vision erronée.
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Député européen EELV depuis 2009, Pascal Canfin
Les visiteurs de ce blog sont déjà convaincus que la centralisation française des transports est un non-sens
économique et un obstacle majeur à la conversion écologique de notre société.





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